Croyances limitantes : s'en libérer pour accéder au bonheur



Qu'est-ce qu'une croyance et quelle influence a-t-elle dans notre vie ?


Une croyance est un schéma de fonctionnement qui nous a été transmis par nos parents, notre culture, notre éducation, nos expériences de vie. Les croyances peuvent être vues comme des sortes de "modes opératoires" qui nous ont permis de nous construire afin d'avancer de la meilleure façon possible pour nous. C'est en ce sens qu'elles n'ont pas toujours été limitatives puisqu'elles nous ont permis, dans notre enfance, de nous protéger contre des souffrances émotionnelles que nous n'avions pas forcément la capacité de gérer.

En effet, si les parents d'un jeune enfant ne se comportent pas de façon aimante et bienveillante avec lui, il sera moins douloureux pour lui de mettre en place la croyance "qui aime bien, châtie bien" que d'imaginer que ses parents ne sont pas bons pour lui. Toutefois, cet enfant transportera malheureusement cette croyance dans sa vie d'adulte et pourra avoir des difficultés à accéder à des relations aimantes et bienveillantes avec les autres et pourra même aller jusqu'à nier les bienfaits de ce type de relations, et les comparer à du laxisme ou du désengagement. L'expression de l'amour pour lui sera synonyme de dureté, de châtiment...

Les croyances font partie intégrante de notre personnalité et colorent notre façon d'appréhender le monde, la vie, les événements. Ce sont elles qui créent la réalité dans laquelle nous vivons.



Elles sont à l'origine de :

  • la façon dont nous entrons en relation,
  • la façon dont nous vivons nos expériences amoureuses,
  • la présence ou l'absence d'aisance financière et matérielle dans notre vie,
  • la façon dont nous éduquons nos enfants,
  • la façon dont nous communiquons,
  • la façon dont nous vivons et exprimons nos émotions,
  • la confiance que nous avons en nous-mêmes et que nous donnons aux autres,
  • des jugements que nous portons sur nous-mêmes et sur les autres,
  • des étiquettes que nous apposons sur les événements, sur les comportements... les nôtres et ceux des autres.

En effet, nos croyances sont aussi à l'origine de nos comportements d'aujourd'hui, même si elles ont été mises en place lorsque nous étions enfants. Ce qui signifie qu'une croyance créée à un moment important pour l'enfant que nous étions et qui a contribué au maintien de notre santé psychique et émotionnelle, n'est plus forcément ajustée au moment présent et adaptée à ce que nous avons vraiment envie de vivre et de créer dans notre vie.


Alors les croyances ? Positives ou négatives ?


Les deux en fait !

Notre vie et notre vision de la vie se sont construites à l'aide de tout ce que nous avons expérimenté depuis notre plus jeune âge. Et heureusement, nous n'expérimentons pas en permanence des situations déplaisantes dont nous devons nous protéger. Bien au contraire ! Certaines croyances nous poussent vers la vie, nous donnent des limites saines, nous incitent à nous dépasser, à prendre soin de notre santé.

Par exemple, la croyance que fumer est mauvais pour la santé peut nous inciter à fuir les cigarettes. Je vous entends déjà me dire : mais ce n'est pas une croyance, c'est une réalité ! Je reformulerai en disant que c'est une croyance qui colore notre réalité... Car tout est croyance et tout dépend dans quelle énergie nous fumons... Si nous prenons du plaisir à fumer, que pour nous c'est un moment qui nous permet de nous détendre, un moment de convivialité et que surtout nous le faisons sans culpabilité, alors pour nous, fumer ne sera pas mauvais. En revanche, si à chaque fois que nous allumons une cigarette nous avons peur de tomber malade, que nous nous sommes souvent entendu dire par nos proches des petites phrases du style : "Tu n'es pas raisonnable de fumer comme ça, tu vas finir par avoir un cancer", il y a beaucoup plus de chances pour que ça se produise. Eh oui... Nos vies sont régies par nos croyances, et notre réalité aussi.

Un autre exemple. Il y a de nombreuses années l'homme croyait que la terre était plate. Nous savons bien maintenant que ce n'est pas le cas. Mais à l'époque, c'était une vérité pour tout le monde.

Je peux évoquer aussi l'effet placebo qui consiste à donner des pilules sans aucune substance active à des personnes qui croient que ce sont de vrais médicaments. Les résultats sont très parlants : les personnes sont tellement persuadées que les remèdes qu'elles prennent sont efficaces que l'intensité de leur douleur diminue réellement, de même que les symptômes de leur maladie.

Et l'effet inverse est vrai aussi. C'est l'effet nocebo. Quand on croit qu'un traitement va nous apporter certains effets secondaires désagréables, que la substance active soit présente ou pas dans la gélule, les effets déplaisants seront ressentis. Le nocebo nous interroge donc sur nos peurs et sur notre propre capacité à nous rendre malades ! CQFD...

Comment cela est-il possible ? Tout simplement car l’effet nocebo (tout comme l'effet placebo) est la conséquence biochimique d’une suggestion symbolique : notre organisme réagit à nos pensées et à nos croyances et en font une réalité.

Pour en revenir aux croyances positives, ce sont toutes celles qui nous font du bien, nous soutiennent, qui génèrent des pensées et des comportements agréables, qui nous font voir la vie dans une perspective de bien-être.


Les croyances limitantes : une question de survie


Et même nos croyances négatives ont elles aussi eu un jour fort, fort lointain, une vertu positive : celle de nous protéger d'une émotion intolérable.

En effet, le petit enfant qui vit une situation émotionnellement insupportable, n'a d'autre choix que de se couper de son vécu intérieur et de développer une croyance qui va soulager sa souffrance. C'est une question de survie.

Si par exemple, il pleure parce qu'il a faim et que sa maman lui fait un câlin au lieu de lui donner à manger, et si la situation se répète encore et encore, la frustration sera telle (le jeune enfant n'a pas les capacités neuronales de gérer ses émotions : pour lui c'est une tempête intérieure qui le met en danger) qu'il préfèrera s'en couper en mettant en place la croyance que ses ressentis ne sont pas justes, plutôt que de "reconnaître" (bien sûr c'est inconscient) que sa mère n'est pas bonne pour lui. Cela serait proprement intolérable pour lui et signifierait qu'il n'est pas en sécurité. En effet, l'un des besoins fondamentaux du bébé est de pouvoir s'attacher à une figure maternelle qui lui apporte justement cette sécurité car, sans sécurité, il est très vulnérable et serait en danger de mort. C'est donc son instinct de survie qui va lui faire développer une croyance qui, dans notre exemple, pourrait être : mes ressentis sont erronés, c'est l'autre qui sait mieux que moi ce qui est bon pour moi. Malheureusement, ce manque de confiance dans ses propres ressentis risque de le poursuivre longtemps et d'influencer sa confiance en lui ainsi que l'expression de ses émotions.


Nos croyances nous protègent


C'est pourquoi, toutes les croyances qui aujourd'hui nous empoisonnent la vie ont toutes, à l'origine, été développées pour nous protéger, pour prendre soin de nous. Et c'est aussi la raison pour laquelle elles ont la vie dure ! Eh oui ! Si nous choisissons de lâcher une croyance qui a été mise en place pour nous protéger, même si nous avons conscience qu'elle n'est plus adaptée à nos besoins d'aujourd'hui, nous allons nous sentir en danger. Ce n'est donc pas confortable, même si notre raison sait qu'il ne nous arrivera rien.

Il est donc important, dans un premier temps et avant de pouvoir changer une croyance, de faire un état des lieu et d'accepter qu'elle soit là, en reconnaissant son bien fondé initial.


Mais alors... croyance ou réalité ?


De plus, comme vous avez sans doute pu le constater, les croyances ont une fâcheuse tendance à se faire passer pour la réalité. Savez-vous pourquoi ? Parce qu'inconsciemment nous cherchons toujours à les vérifier dans ce que nous vivons. Et pour cause : elles sont les gardiennes de notre survie ! Mais c'est un cercle sans fin : nos expériences désagréables à répétition créent des croyances, qui à leur tour créent des expériences pénibles, qui viennent confirmer, vérifier et renforcer nos croyances, qui continuent à créer des expériences pourries, etc, etc, etc...

Et c'est ainsi que nos croyances deviennent notre réalité, qu'elles se manifestent dans la matière et que nous nous retrouvons dans certaines situations : soit des situations inadaptées, nous enfermant dans des échecs et des schémas comportementaux nuisibles pour les croyances négatives, soit des situations heureuses et motivantes pour les croyances positives...

Alors bien sûr, il n'y aucune raison de vouloir changer une croyance positive. Ce serait un comble ! En revanche, les croyances limitantes qui nous font vivre des situations pénibles, ont tout intérêt à être débusquées et à être transformées pour que nous ayons accès à nos pleins potentiels et soyons en mesure d'accéder au bonheur.



Comment se libérer des croyances qui nous limitent ?


Pour commencer à observer nos croyances et la façon dont nous appréhendons la vie, nous pouvons nous poser une question fondamentale sur la notion de responsabilité : sommes-nous responsable des événements qui se produisent dans notre vie ou bien sommes-nous des victimes ? Si nous avons l'impression d'être victime des événements, de la vie, de la société, de notre conjoint(e), de notre famille, de nos voisins, quelle est la croyance qui se cache derrière ? Quels sont les faits objectifs autour de cette croyance ? Est-ce que c'est vrai en toutes circonstances ? Quels sont les avantages ou les bénéfices secondaires de cette croyance ? Eh oui ! Même si nous nous sentons enfermés dans une croyance inconfortable, nous tirons nécessairement des avantages de la situation... comme par exemple, celui de pouvoir continuer à nous plaindre... C'est donc une expérience minutieuse d'observation en toute authenticité de ce qui se passe en nous qui va nous amener à démasquer nos croyances et à nous en libérer, avant d'en incarner d'autres qui soient accordées à nos souhaits.

Le travail sur les croyances nous invite à ouvrir notre conscience à notre degré de responsabilité. En effet, même si parfois nous ne sommes pas responsables des événements qui se produisent, nous le sommes en revanche de la façon dont nous vivons ces événements.

Un travail de libération des croyances peut être réalisée soit en coaching, soit en psychothérapie. Tout dépend de la situation et de la précocité de l'installation de cette croyance dans notre vie. S'il s'agit d'une croyance issue d'événements récents désagréables qui ont, par exemple, une influence sur notre motivation, quelques séances de coaching peuvent nous permettre de la démasquer et de s'en libérer. Si en revanche, il s'agit d'une croyance plus ancienne qui génèrent depuis longtemps des situations répétitives et non souhaitées dans notre vie, alors la psychothérapie sera plus indiquée car elle permettra d'aller à la source, de réparer les dommages causés dans l'enfance et de modifier l'attitude globale face à la vie. Les émotions vécues enfant seront accueillies, reconnues et réhabilitées afin que les situations difficiles ne soient plus synonymes de danger. Puis, les croyances mises en place pour survivre seront acceptées comme des protections et pourront alors être désactivées et remplacées par des croyances favorisant la croissance et l'épanouissement. Grâce à des ajustements adaptés, nous sortirons petit à petit et en toute sécurité de notre zone de confort, pas si confortable que ça !...



Désinstaller les croyances limitantes


Quoiqu'il en soit, par des prises de conscience et l'observation des limites qu'elles amènent dans le développement de nos potentiels et notre accessibilité au bonheur,  et même si elles sont ancrées en nous depuis longtemps, les croyances limitantes ne sont que des programmes qu'il suffit de désinstaller pour avoir accès à de nouveaux champs d'expérienceEt ce que nous pensions impossible à atteindre devient alors accessible car les croyances responsables de nos anciens conditionnements ne sont plus actives. Cela peut même paraître magique ! Petit à petit, nous nous libérons des comportements, des attitudes, des habitudes de pensée qui nous enfermaient dans un paradigme inadapté et pénétrons dans une spirale vertueuse vers une vie plus harmonieuse, en accord avec ce que nous avons vraiment envie de vivre.



Le rôle du coach ou du thérapeute


Le coach ou le thérapeute nous aide à mettre en lumière les zones de notre vie qui sont régies par des croyances inadaptées nous propulsant malgré nous dans des situations inverses de ce que nous souhaitons vivre. Il nous accompagne sur le chemin de la transformation intérieure. Il porte l'espoir car il a lui même traverser toutes ces étapes. Il en connaît toutes les embûches, tous les nids de poule, tous les pièges, et se tient à nos côtés pour nous guider et nous aider à les traverser en toute sécurité. Il nous apporte son soutien et des outils adaptés qui nous permettent de nourrir de nouveaux élans, de nous ouvrir au champ de tous les possibles. Son empathie et son regard bienveillant sur nous-mêmes nous incitent à nous accepter tel que nous sommes et nous aident à retrouver confiance et estime de soi. Peu à peu, il nous emmène vers la reconnexion à nos ressources intérieures et vers notre capacité de faire des choix qui nous conviennent.



Quitter le rôle du spectateur pour devenir auteur et acteur de sa vie


Si vous vous sentez étriqués dans votre vie, loin de votre idéal de réalisation et d'épanouissement, si vous vivez des situations répétitives qui vous font douter de votre droit au bonheur, si vous avez envie de vous libérer des croyances qui vous limitent, je vous invite à reprendre espoir et à vous accorder l'opportunité d'expérimenter les séances de psychothérapie ou de coaching que je propose près de Pertuis, dans la région d'Aix en Provence, en présentiel ou par Skype. C'est un beau cadeau à vous faire car il aura des répercussions inespérées sur votre vie. Vraiment inespérées car lorsqu'une croyance limitante est désactivée, cela ouvre un espace encore plus vaste que tout ce qu'on peut imaginer. Et pour cause : la croyance négative, c'est comme l'arbre qui cache un jardin paradisiaque !

Pour terminer, je vous invite à méditer sur un conte traditionnel Cherokee, "Les deux loups" :

Un vieil homme veut apprendre à son petit-fils ce qu'est la vie.

"En chacun de nous, il y a un combat intérieur" dit-il au jeune garçon. "C'est un combat jusqu'à la mort et il se tient entre deux loups."
"Le premier est ténébreux. Il est la colère, l'envie, le chagrin, le regret, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l'infériorité, la supériorité, les mensonges, la fausse fierté et l'égo."
"Le second est lumineux. Il est la joie, la paix, l'amour, l'espoir, la sérénité, l'humilité, la gentillesse, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi."

Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis, il demande à son grand-père : "Quel est le loup qui gagne ?"

Le vieil homme sourit et lui répond : "Celui que tu nourris."


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